<< Portfolio
RSS

Articles pour la catégorie ‘Video’

L’industrie des VFX en colère

image: The Guardian

image: The Guardian

Si vous faites partie de l’industrie des effets spéciaux, de la post-production, ou de l’animation 2D/3D, vous aurez vu passer tout ça en ligne ces derniers jours: l’indignation et la colère sont de mise en ces temps de licenciements et de fermetures de studios majeurs, pionniers dans leurs domaines et avec lesquels on a (presque) tous rêvé de travailler un jour.

Je m’explique, car l’info est surtout relayée en anglais. Hollywood et les producteurs de films font tout pour réduire les couts de production, et demandent donc toujours plus de résultats pour moins cher, ou alors délocalisent leur production dans des pays ou la « main d’oeuvre » (car oui, il faut beaucoup de gens pour faire un film) dans des pays ou on en trouve à des prix dérisoires, comme l’Inde ou la Chine, mettant ainsi en péril la santé financière de grands studios. A l’heure actuelle, les VFX Artists sont traités comme de la merde (passez moi l’expression) par Hollywood et l’industrie du film. Quand on travaille sur un projet, que ce soit un feature film ou un court métrage, un dessin animé, une série TV ou autre, nous y mettons tout notre coeur et toute notre energie, quitte à ne pas dormir plus de 3h par nuit pendant des semaines pour arriver au résultat voulu, car c’est notre passion. C’est cette même passion qui rend possible des films comme The Avengers, Thor, Hulk, Star Wars, Avatar, Le Seigneur des Anneaux, The Hobbit, qui reposent essentiellement sur les effets spéciaux (essayez d’imaginer Star Wars avec des épées en plastiques, c’est tout de suite moins attirant).

On fait tous des heures sups, et bien souvent on est pas payés pour les faire, mais dans le fond, on se dit que c’est pas grave car on aime ce qu’on fait et qu’on sera fier quand le public le découvrira. Les producteurs de films l’ont bien compris et ont voulu voir jusqu’ou ils pouvaient serrer la ceinture. Ainsi, il est demandé aux studios de travailler dans des délais de plus en plus courts et pour moins cher. Travailler dans des délais plus courts veut dire embaucher du renfort. Comment un producteur peut-il simplement penser qu’il PEUT payer moins cher pour avoir son film plus rapidement et avec plus de gens qui travaillent dessus? Ca va à l’encontre de toute logique. Pourquoi est-ce que ça explose maintenant? Tout simplement car on a dépassé des limites. Les VFX Artists n’osent pas se plaindre à leurs supérieurs de peur de passer pour des fauteurs de troubles et de se faire licencier au profit d’un junior qui coutera moitié moins cher. Les studios n’osent pas se plaindre aux producteurs de peur de se faire black-lister et donc écarter des futures productions…

Pour donner des exemples concrets, je citerai la faillite de Digital Domain (Tron Legacy, X-Men: First Class, Transformers, Thor, 2012, Star Trek, The curious case of Benjamin Button…), celle de Blue Sky Studios (Rio, Ice Age, Horton, Robots…), Autodesk, qui conçoit les logiciels « standards » du domaine, qui a du licencier plus de 500 personnes, DreamWorks (Shrek, Kung-Fu Panda, Minority Report…) qui a du se séparer de 320 de ses employés, et plus récemment, et ça a été la goute qui a fait déborder le vase, la faillite de Rhythm & Hues après la production du film Life Of Pi, qui vient de recevoir l’Oscar des meilleurs effets spéciaux. En Europe, il y a plus d’un an, on disait au revoir à Duran Dubois.

Revenons-en aux Oscars, voulez-vous. Durant la cérémonie, lorsque l’équipe lauréate est montée sur scène pour adresser les remerciements traditionnels, ils se sont vus se faire couper le son à la mention du studio Rhythm & Hues et l’orchestre a repris le dessus comme si de rien n’était. Je vous invite a regarder la vidéo (si elle reste en ligne suffisamment longtemps car je vois que certaines copies se font effacer…) La video a été effacée, j’en ai trouvé une nouvelle copie ici.

Vive la censure, surtout quand on sait qu’à l’extérieur des murs de l’événement, des protestations avaient lieu concernant justement le secteur des VFX. Il y a donc une tentative de « niage » de la part des médias et de l’industrie du film.

image: FXGuide

image: FXGuide

En guise de protestation, les CG artists du monde entier brandissent un avatar vert sur les réseaux sociaux, je vous invite à en faire de même par solidarité, si lorsque vous allez au cinéma ou vous installez confortablement dans votre canapé et que vous regardez un film, vous appréciez le travail effectué.

A bon entendeur.

———-

Un peu de lecture en Français:

http://www.isheep.fr/2013/02/oscars-2013-silence-impose-aux-equipes-vfx-explication-du-scandale/

 

Un peu de lecture en anglais:

http://www.hitfix.com/motion-captured/the-visual-effects-community-sees-red-in-the-wake-of-oscar-protest-and-on-air-snub

http://vfxsoldier.wordpress.com/2013/02/24/an-open-letter-to-ang-lee/#more-3389

http://www.fxguide.com/quicktakes/visualeffectsprotestatoscars/

http://www.guardian.co.uk/film/2013/feb/25/oscars-protest-life-of-pi

Pénurie – Clap ou pas cap 2012 (court métrage)

Voici un petit court métrage que j’ai réalisé avec Cédric Denayer dans le cadre du concours « Clap ou pas Cap », organisé par Ciné Pocket lors du FIFF 2012 à Namur. Le challenge était de réaliser un court métrage de moins de deux minutes filmé au téléphone portable (ici un Samsung Galaxy SII, car Cédric en possède un) sur le thème « la fin d’un monde » en 4 jours. Ced a débarqué chez moi avec une idée, on a trouvé des gens pour tourner dedans et on s’est lancés. Deux demi-après-midi de tournage, un enregistrement de voix off, quelques heures de VFX et montage plus tard, nous avions un film. Nous avons fait partie de la « sélection officielle » du concours, mais nous n’avons rien gagné (les vainqueurs ont réellement fait du beau boulot, il y a eu de superbes films). Le court métrage a été « projeté » sous le chapiteau du festival dans la soirée du mercredi 3 octobre.
Si je met le mot « projeté » entre guillemets, c’est car le fichier n’a pas été lu correctement lors de la projection, et que donc le film laggait (le spectateur ne voyait donc qu’une image toutes les deux secondes environ, au lieu d’une vidéo bien fluide). Le format du fichier n’est pas à mettre en faute, je l’avais encodé dans un codec standard, en 1080p selon le souhait des organisateurs. Bref, l’ordinateur qui a servi à lire le fichier n’était pas assez puissant pour le lire…. (le pire, c’est qu’ayant prévu le coup, j’avais une clé USB sur moi avec une version 720p, mais que la personne en charge n’a pas réussi à la brancher sur son ordinateur -je n’ai pas voulu en savoir plus- ). L’an prochain, si je refais le concours, je leur enverrai directement un fichier en 720p voir en 480p histoire d’être sûr…
Le plus important dans l’histoire, c’est qu’on s’est vraiment bien marrés durant le tournage et le montage, c’est le principal :)

Enfin bref, voici le court métrage:

Image de prévisualisation YouTube

Youtube, lui par contre n’a aucun souci avec le 1080p :)

The space we live in

Je suis tombé aujourd’hui sur cette perle, je me devais de la partager. Il s’agit d’une vidéo entièrement réalisée en 3D dans 3Dsmax par Matthias Müller, à l’aide de différents plugins comme Frost, Krakatoa, particle flow ou encore FumeFX. La qualité du rendu et la beauté de la composition des images se passent de commentaires. Sans plus attendre, voici la vidéo (à apprécier en HD et en plein écran, bien sûr):

 

Page du projet sur le site de l’artiste: http://matthiasm.de/sub/TSWLI.html

l’édition #0 du Café Numérique de Namur

A la bourre de presque un mois, je poste cet article que j’avais complètement oublié avoir rédigé… Mieux vaut tard que jamais :)

Je fais partie, aux côtés de Cédric Denayer (@Cedenayer), Thomas Fernémont (@Tomtomfer), Arno DiNunzio (@Aqro) et Rémy Saint-Cricq (@remysaintcricq), des organisateurs du Café Numérique Namurois (@CafeNNamur), dont l’édition « pilote » s’est déroulée le lundi 12 mars à l’étage du Petit Bitu, à Namur.

C’est un projet dont nous parlons depuis environ 6 mois qui a finalement vu le jour. On a eu un super accueil lors du lancement du compte Twitter ainsi que de la page Facebook, et au final il y avait plus de 60 personnes sur place! Les échos ont tous été très encourageants, et le public était varié (étudiants, entrepreneurs, salariés, etc.) et apparemment très enjoué à l’idée du Café Numérique de Namur.

Le programme était concis pour cette édition pilote: Cédric a commencé par présenter le projet, nous nous sommes tous présentés au public, puis s’en est suivi une conférence de l’équipe du Web Basement: Julien Henrotte (@Julien_He) et Steve Piron (@Stevepiron) nous ont présenté le projet de la seconde édition de ce concours. Après ça, Cédric et Rémy ont posé des questions à Edouard Seynaeve (@Seynaeve) , Gaetan Dhont (@gDhont) et Mara Um (@Mara85be), 3 acteurs bien connus des Cafés Numériques bruxellois et liégeois. On a parlé des origines du Café Numérique, de son avenir, puis on a dérivé sur les startups et le web belge, bref, la conversation entre le public et les intervenants s’est fait d’elle-même, notre but a donc été atteint !
Pour ma part, j’ai passé ce CaféN derrière la caméra pour en capturer quelques images (que vous pouvez retrouver sur Facebook), un challenge étant donné que les conférences se donnent dans le noir. J’ai filmé les conférences, mais malheureusement mes rush vidéo ne sont pas exploitables car.. on y voit rien la plupart du temps.

Plusieurs journalistes étaient sur place et nous avons été interviewés pour le journal La Meuse ( par @JAnciaux ) du mercredi 14 mars.

Cliquez pour agrandir.

La seconde édition est prévue le mardi 17 avril et se déroulera toujours à l’étage du Petit Bitu. Plus d’infos à suivre!

Vous pouvez suivre les Cafés Numériques Namurois sur Facebook, sur Twitter, ainsi que sur www.cafenumerique.be :)
Merci pour votre soutien, et on se croisera peut-être lors d’un CafeN !

Keep drawing

J’ai vu passer dans la journée cette superbe animation dans ma timeline facebook, elle m’a immédiatement conquis. Il s’agit d’une animation traditionnelle réalisée par le Studio Shelter (Corée), dirigée par Ha Juan. La violence et le dynamisme de l’animation, de par ses traits de crayons très « rough » et le morphing constant de l’univers graphique, procurent à la vidéo une force inouïe.

Que dire de plus à part vous la faire découvrir ?

Director : Ha Juan
Animation : Ha Juan / Lee Sunghwan
Rotoscope : Ha Juan / Park Taejoon / Yang Jungwoo / Lee Sunghwan
Kim Young seok / Han Jihea / Yang Minji / Kim Daiho
Cast : Park Taejoon / Jung Hyunjung / Lee Hyein / Lee Jihyun
Park Namyoung / Lee Yoonjeong / Ha Juan / Lee Sunghwan
Photography : Ha Juan / Lee Sunghwan
Assistant : Choi Seongsu
Sound Design : Lee Sunghwan
Music : Park Taejoon
Equipments : K’ARTS