Cette année, le projet de groupe d’architecture extérieure de deuxième année à la HEAJ portait sur « l’architecture typographique ». Chaque groupe devait modéliser un mot, et chaque membre de groupe devait réaliser au moins une lettre de ce mot. J’ai fait équipe avec Christopher Taylor, Amandine Drolez et Judicaëlle Trican.
Notre projet consistait en la modélisation d’une gare de bus représentant le mot « WAIT ». Je vais tenter de retracer ici les étapes de la réalisation du projet
1 – Documentation et croquis.
Tout projet doit commencer par une phase de documentation et de recherches graphiques… Nous nous sommes mis d’accord sur un style graphique: l’art nouveau. Il s’en suit des recherches sur l’oeuvre de Victor Horta (quelques exemples ici) et d’autres de ce courant… Nous avons aussi cherché des exemples d’architectures modernes à structure en metal et couverture en verre, matériaux far des constructions art-nouveau. Voici une petite partie de notre documentation:
Et voici quelques-uns de nos croquis, représentatifs (de près ou de loin, hein…) du projet:
2 – Modélisation et texturing.
A partir de là, chacun a commencé à travailler sur sa partie, ou « lettre ». Chris a fait le W, j’ai fait le A, Judi a fait le I et Amandine a fait le T. Amandine et Judi ont de plus réalisé des éléments de décors, comme des panneaux de circulation, des distributeurs, des chaises… Voici un aperçu de la modélisation de ma partie du travail (le bus n’est pas de nous, il s’agit d’un modèle trouvé sur le net):
Chacun a texturé sa lettre, en accord avec une charte de matériaux que nous avons définis ensemble. Chris s’est occupé de mon texturing car je devais m’occuper de créer un ciel en 3D pour le compositing de l’image finale. Il a de plus passé du temps à rassembler tous les bâtiments et éléments dans un seul fichier .max, et à repasser sur les différentes textures pour avoir une cohérence graphique. N’ayant pas le temps de modéliser tout un environnement pour l’arrière plan, nous avons constitué un paysage de « buildings » aléatoires.
3 – Éclairage et rendus.
Chris s’est chargé de l’éclairage et de la plupart des paramètres de rendu. Comme il était prévu que ce soit moi qui m’occupe du compositing de l’image finale, j’ai vu avec lui pour les passes de rendu qui nous intéressaient: la diffuse (et quelques éléments, dont les ombres, déjà intégrées dedans), l’ambiant occlusion (ombres localisées), la Z-deph (profondeur de champ). Le rendu (A3) qui suit a pris plus ou moins 2h (sans compter les régions que nous avons du refaire suite à de petites erreurs de texturing ou de placement d’éléments):
L’image est plate et sans grand intérêt. Pour dire vrai, j’ai eu peur. Pendant que l’ordinateur de Chris rendait l’image précédente, le mien était occupé à rendre le ciel, réalisé avec Vue Infinite, qui a pris un peu plus d’une heure et demie… Oui, les rendus, c’est long… très long… Pendant ce temps, Chris et moi parlions sur Skype. Voici mon ciel, à l’état brut:
4 – Compositing.
A partir de là, Chris et moi avons établis les grandes lignes des retouches puis je me suis lancé dans l’intégration des différentes passes et les retouches: painting, photomontage, retouches colorimétrique, flous de mouvements, vignettages… j’ai passé plus de 3h sur Photoshop à bosser sur l’image, en envoyant de temps en temps un aperçu à Chris.
Voici une comparaison « Avant/après » de l’image compositée et de la version originale:
Complètement différent, hein ? Bref, la retouche a presque tout fait dans l’image finale… Image finale que voici, d’ailleurs, dans une résolution un peu plus grande que ci-dessus:
Au final, nous avons eu la mention « très bien » pour notre image, ce qui correspond à une note entre 15 et 16. Ça fait plaisir après autant de temps passé sur le projet, et plusieurs nuits blanches.












